State of the Union 2016

Dans un discours devant l’assemblée des parlementaires européens, le président de la Commission a alterné rappel des valeurs européennes, appel à la solidarité, à la responsabilité et énumération d’actions à entreprendre.

Loin de minimiser les difficultés auxquelles est confrontée l’UE, Jean Claude Juncker a procédé à un inventaire des problèmes que l’UE doit affronter et résoudre. Je concède qu’ils sont nombreux: chômage toujours trop élevé, notamment chômage des jeunes, injustice sociale, endettement des États, lenteur à ratifier l’accord de Paris, évasion fiscale, Brexit, migration, terrorisme sans parler de la montée des populismes et des nationalismes.

Jean-Claude Juncker veut une Union qui agit et prend ses responsabilités. Il passe en revue les initiatives qui seront prises dans les 12 mois à venir: prolongement et doublement du fond EFSI, protection de l’industrie sidérurgique, renforcement de l’Europe sociale, protection de la vie privée, digitalisation, achèvement de la Capital Markets Union, mesures de sécurité.

Je soutiens pleinement les initiatives fortifiant la volonté de créer une Europe sociale. Je salue la détermination de la Commission d’aller au bout de la proposition sur les travailleurs détachés. L’Union ne peut se permettre de favoriser des inégalités sociales au nom d’objectifs purement économiques. Nous nous devons de répondre de manière transparente et efficace aux problèmes que connaissent nos citoyens.

L’Europe doit protéger et prendre ses responsabilités envers ses résidents, mais également vers le monde extérieur. Jean-Claude Juncker appelle à la création d’une politique de défense commune, une structure permanente parce que l’Europe devra parler d’une voix pour prendre sa place dans la gestion des conflits qui se déroulent à ses frontières.

Les moments forts du discours furent, comme il fallait s’y attendre, les parties émotionnelles, le rappel des valeurs européennes: nos parents nous ont offert une Union de paix, de tolérance, de respect de l’autre et de solidarité, une Europe prospère. Et nous ? Que laisserons-nous à nos enfants?
Dans un monde qui devient plus peuplé et une Europe dont le poids diminue, ce n’est qu’ensemble que nous pourrons défendre et protéger nos valeurs et notre mode de vie. La réponse aux principaux défis est sans nul doute européenne, les nations isolées ne sauraient faire face à ces difficultés mondialisées.

« L’histoire ne retiendra pas nos noms, mais elle se souviendra de nos erreurs » voilà pourquoi Jean-Claude Juncker réaffirme sa volonté de ne pas désarmer l’Europe mais de tout faire pour construire cette Union qui protège et garantit un avenir prometteur aux générations qui suivent. Oui, l’Histoire ne retiendra pas nos noms, et peu importe. L’essentiel est que nous arrivions à façonner un futur vigoureux.

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