The European parliament adopts its position on the report on « Civil Law Rules on Robotics »

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A growing number of areas of our daily lives are increasingly affected by robotics. In order to address this reality and to ensure that robots are and will remain in the service of humans, we urgently need to create a robust European legal framework.

I am very pleased that the European Parliament adopted my report on robotics today with 396 votes in favour and 123 against. It is the fruit of a two year’s work by myself, colleagues, my team, the secretariat of the Legal Affairs Committee, the European Parliamentary Research Service (EPRS) and the Science and Technology Options Assessment (STOA).

Technological innovation brings us a lot of opportunities but also challenges. The report insists on the fact that robots are machines, they are not humans and they will never be. They are tools which are meant to serve humans. But the ethical issues coming with the increased interaction between humans and robots have to be studied and addressed.

Because it is indispensable for citizens’ trust, liability is a central part of this report. In the long run, determining responsibility in case of an accident will become increasingly complex as robots become more sophisticated and autonomous. This is why the report shows ways to ensure that victims will always be compensated.

I am however also disappointed that the right-wing coalition of ALDE, EPP and ECR refused to take into account possible negative consequences on the job market. The development of robotics could result in big societal changes, including the creation and loss of jobs in certain fields. We therefore wanted to urge the Commission to follow these trends closely and to start a debate which includes new employment models and the viability of the current tax and social system in future. However, ALDE, EPP and ECR have voted to delete this provision.

This report thus takes on board many, although I regret not all, reflections. I am still confident that it will fulfil its aim to launch a holistic debate on how we are going to address the current and future implications of increased deployment of robots which is going to leave no stratum of society untouched.

I want to underline that this legislative initiative invites the Commission to present a legislative proposal. It is not obliged to do so, but must state its reasons if it refuses. However, I urge the Commission to come up with legislative proposals on these important issues soon.

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Dans notre quotidien, un nombre croissant de domaines sont touchés par le développement de la robotique. Afin de faire face à cette réalité et pour assurer que les robots soient et restent au service des Hommes, nous devons urgemment créer un cadre légal européen robuste.
Je suis très heureuse que mon rapport sur la robotique ait été adopté aujourd’hui lors de la session plénière du Parlement européen à 396 voix pour et 123 voix contre. Celui-ci est le fruit d’un travail de deux ans en collaboration avec mes collègues, mon équipe, le secrétariat de la commission des affaires juridiques, le service de recherche du Parlement européen et STOA (Science and Technology Options Assessment).
Les innovations technologiques nous apportent beaucoup d’opportunités mais également de nombreux défis. Le rapport insiste sur le fait que les robots sont et resteront des machines et non des humains. Ce sont des outils créés pour être au service de l’humanité. Cependant, les questions éthiques posées par l’interaction croissante entre les humains et les robots doivent être étudiées et résolues.

La confiance des citoyens étant un élément indispensable, les questions de responsabilité sont au cœur de ce rapport. À long terme, la détermination de la responsabilité en cas d’accident deviendra de plus en plus complexe puisque les robots seront assurément de plus en plus sophistiqués et autonomes.

Je suis cependant déçue que la coalition de l’aile droite du Parlement (ADLE, PPE et CRE) refuse de prendre en compte les possibles conséquences négatives de la robotisation sur le marché du travail. Le développement de la robotique pourrait déboucher sur de grands changements sociétaux, notamment la création et la perte d’emploi dans certains domaines. Ainsi, nous voulions pousser la Commission à suivre de près ces évolutions et à ouvrir un débat sur les nouveaux modèles d’emploi et sur la viabilité de nos systèmes sociaux et fiscaux. Cependant, ADLE, PPE et CRE ont rejeté ces paragraphes.

Ce rapport couvre donc beaucoup de domaines de réflexion, même si je regrette que certains ait été éludés. Je suis tout de même confiante sur le fait qu’il atteindra son but : Celui de lancer un débat holistique sur notre manière de répondre aux conséquences actuelles et futures du développement des robots qui touchera toutes les couches de notre société.

Je tiens à souligner que cette initiative législative invite la Commission à présenter une proposition législative. Elle n’est pas obligée de se conformer à cette invitation  mais doit expliquer les raisons de son refus. Toutefois, j’exhorte la Commission de proposer un cadre légal sur cet important sujet le plus rapidement possible.

 

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