« Raif Badawi, censored, jailed, flogged but not silenced »

Le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit a été décerné ce mercredi 16 décembre au blogueur saoudien.

Le fauteuil était vide, une photo de Raif Badawi y avait été déposée et c’est à sa femme que Martin Schulz a remis le trophée.

Elle force l’admiration cette jeune femme courageuse. Parce qu’elle est sous le coup de menaces de mort, elle s’est réfugiée au Canada avec ses 3 jeunes enfants d’où elle continue le combat pour son mari, pour la liberté dans son pays, où tous les droits sont déniés aux femmes. Elle se bat aussi contre l’oubli, que les enfants n’oublient pas leur père et que le monde n’oublie pas le penseur arabe libre.

Acclamée par une standing ovation dans l’hémicycle, Ensaf Haidar, silhouette fluette dans sa robe noire, a prêté sa voix à son mari qui est empêché de faire entendre la sienne alors qu’il est emprisonné en Arabie saoudite, condamné à 10 ans de captivité et à 1000 coups de fouet.

« Mon mari n’a commis aucun crime, il est seulement un esprit libre qui se bat pour le droit de penser et qui rêve d’un monde où on accepte la pensée libre.

Malgré les menaces, malgré l’emprisonnement Raif Badawi continue son blog et dénonce le joug théologique et culturel qui intimide les penseurs saoudiens.

Au nom des parlementaires européens, Martin Schulz a exprimé notre admiration pour l’engagement et la persévérance de Raif Badawi. Il a réitéré l’appel aux autorités saoudiennes de libérer immédiatement Badawi, mais aussi tant d’autres opposants saoudiens qui sont emprisonnés et condamnés à la peine capitale, parce qu’ils osent s’exprimer et que leurs idées divergent de l’idéologie officielle.

mediafins.com