Marianne Thyssen : beau discours en attendant les actions

La commissaire désignée pour l’emploi et les affaires sociales, Marianne Thyssen, n’a pas seulement l’air sympathique, elle est aussi très à l’aise sur toutes les questions qui lui sont posées.

Son discours est humain, elle comprend les soucis des gens, des chômeurs, des jeunes, des vieux, des handicapés, des femmes, des pays en crise également. Elle semble pleine de bonne volonté et en même temps elle doit faire le constat que le Commission n’a pas la compétence pour agir directement sur les systèmes sociaux. Elle mise donc sur sa capacité à mobiliser et à pousser les États membres pour qu’ils apportent des solutions aux problèmes qui se posent.

Marianne Thyssen n’est pas une contestataire. Elle défend les politiques menées jusqu’ici ; elle ne met pas en question la gestion de la crise, la nécessité d’assurer un cadre financier stable. Elle parle de mesures d’urgence qu’il fallait prendre, mais elle se prononce en faveur de plus de flexibilité à l’avenir. Il faudra mieux , dit-elle, prendre en considération la situation de chaque pays et aussi introduire des indicateurs sociaux dans l’examen du semestre européen, notamment celui de la création d’emplois.

Elle est ferme en ce qui concerne le respect des acquis communautaires et les principes de l’Union européenne. En réponse à une question provocante d’un député britannique eurosceptique qui demande des exceptions sur la liberté de mouvement pour le Royaume Uni, elle est inébranlable. Pour elle l’Union européenne n’est pas seulement le marché intérieur avec la libre circulation des capitaux, des marchandises et des services, si chère aux Britanniques, mais aussi la libre circulation des personnes.

Je ne peux que souhaiter à Madame Thyssen bonne chance et une grande force de persuasion envers les États membres. Le social ne gagnera que si tous les pays, la Commission et le Parlement européen s’y attellent ensemble.

[Photo © European Union 2014 – EP]

 

mediafins.com