Journée mondiale de la femme

Le 19 mars 1911, à l’initiative de Clara Zetkin, socialiste-démocrate allemande, la première journée internationale des femmes est célébrée par dix-sept pays. Les principales revendications sont alors le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Depuis, plus d’un siècle s’est écoulé et c’est dans un contexte mondial différent que s’ajoutent de nouvelles problématiques à ces revendications toujours d’actualité.

Sur fond de crise des migrants, le Parlement européen a décidé de consacrer cette journée officielle du 8 mars aux femmes réfugiées et demandeuses d’asile de l’Union européenne.

La raison de ce choix réside dans le fait que la proportion de femmes et d’enfants ne cesse de grandir au sein des réfugiés atteignant aujourd’hui 55% du total des réfugiés arrivés en Europe. Or, ces femmes sont dans une situation de vulnérabilité particulièrement extrême. Souvent causes de leurs décisions de fuite, les discriminations, violences et sévices sexuels ne les quittent pas tout le long de leur voyage.

C’est dans ce cadre qu’un rapport d’initiative porté par une rapporteur socialiste (M. Honeyball) a été voté aujourd’hui. Ce texte a pour but de donner une réponse plus efficace, plus précise mais aussi plus humaine aux besoins spécifiques des femmes et de leurs enfants. Il prévoit par exemple de faciliter l’accès des femmes aux soins pré- et postnataux. La mise en place de suivis psychologiques pour pallier les traumatismes liés aux violences sexuelles, à la traite ou aux mutilations génitales est également requise.

J’espère que cette journée permettra de mettre en lumière ces graves problèmes quotidiens que rencontrent des femmes aux portes de l’Union ou en son sein même. Cette situation me préoccupe considérablement et je souhaite contribuer à son amélioration.

mediafins.com