Exposition Jean Jaurès au groupe S&D

A l’initiative de la délégation française au PE, la Fondation Jean Jaurès a présenté à Bruxelles et à Strasbourg l’exposition qu’elle a montée à l’occasion du centenaire de l’assassinat de Jaurès le 31 août 1914.

Gilles Finchelstein, directeur de la Fondation, et l’historien Jean Noël Jeanneney ont réussi à susciter l’intérêt des Non-Français pour cette icône de la gauche française.

Jaurès, on le sait, était convaincu que si les hommes de gauche refusaient de prendre les armes, la guerre n’aurait pas lieu. Jaurès fut assassiné et la guerre commença. Son projet avait échoué.

Et pourtant Jaurès fait aujourd’hui la quasi-unanimité autour de lui. Pourquoi?

Parce qu’il est courageux – il a le courage de s’opposer aux puissants, quand il soutient les mineurs de Carmaux ou lutte contre la guerre; celui de s’opposer aux siens, quand il défend Dreyfus. Elle est de Jaurès, cette belle définition: « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. »

Parce qu’il est internationaliste tout en restant attaché à la patrie. Jaurès défend la nation, la République, il est patriote, mais son patriotisme est ouvert sur le monde, ce n’est pas le nationalisme.

Parce qu’il est un intellectuel et un militant. Chez lui les actes suivent la parole. La politique est pour lui un combat, du juste contre l’injuste.

Parce qu’il défend une pratique réformiste du pouvoir. Il pense que les socialistes doivent améliorer la vie des citoyens par une succession de réformes patientes, continues, parfois modestes, plutôt que d’attendre la révolution.

Parce qu’il se bat pour l’unité de la gauche. Il fonde le journal « L’Humanité » pour donner à la gauche un moyen de diffuser ses idées et pour donner à tous les courants la possibilité de s’exprimer.

Parce qu’il a une vision exigeante du socialisme: tous les moyens ne sont pas bons pour atteindre son but. Il est ainsi le précurseur des philosophes anti totalitaires, il milite pour la Justice, l’Humanisme, les Droits de l’Homme. Lors de l’affaire Dreyfus, alors que son rival marxiste Jules Guesde juge que le prolétariat n’a pas à défendre un bourgeois, Jean Jaurès s’engage en sa faveur, écrivant : « Nous ne sommes pas tenus, pour rester dans le socialisme, de nous enfermer hors de l’humanité ».

Parce qu’il cherche la proximité avec les hommes. C’est la raison pour laquelle déjà de son vivant Jaurès fut respecté et en même temps aimé.

Bel exemple à méditer pour tous les socialistes d’aujourd’hui !

 

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