Blâme pour le Kazakhstan : La liberté d’expression en danger

Le 21 décembre dernier, l’Union européenne et le Kazakhstan signaient un accord renforcé de partenariat et de coopération (APC renforcé) visant à renforcer la coopération politique notamment dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. Les conditions de cet accord s’appuient particulièrement sur les promesses de progrès du régime Kazakh en matière de démocratie, d’état de droit, de respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Or, les réformes législatives entrées en vigueur au 1er janvier 2015 n’ont nullement été remises en cause. Ces réformes sont pourtant préoccupantes pour la question des droits de l’Homme, en particulier en ce qui concerne la liberté de réunion et la liberté d’expression. Ainsi, une forte pression règne sur les médias indépendants. Celle-ci mène à la fermeture de certains journaux, à la détention, au placement sous enquête criminelle de directeurs d’agences de presse et de journalistes ou plus grave encore à des condamnations d’emprisonnement.
En tant que membre de la délégation Centre-Asie, je félicite le Parlement européen pour la résolution votée aujourd’hui. Celle-ci souligne que l’Union condamne la détérioration du climat pour les médias et la liberté d’expression au Kazakhstan et rappelle qu’une coopération n’est possible que si nous partageons des valeurs communes.

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