Alenka Bratusek, la sacrifiée

Finalement ils ont tous passé, les commissaires, – Frans Timmermans en est même sorti renforcé avec des attributions nouvelles en matière de développement durable – sauf une.
Alenka Bratusek, désignée comme vice-présidente chargée de l’Energie, a été recalée. Je n’ai pas assisté à son audition, ce que je regrette maintenant. Mais tous ceux que j’ai interrogés m’ont affirmé que, franchement, elle n’était pas bonne. Evasive et imprécise, elle n’aurait à aucun moment su convaincre ou séduire les eurodéputés.
Et pourtant il me reste un goût amer : est-ce que tous les autres étaient vraiment si excellents ? Aurait-on agi de même si elle avait été un homme, d’un grand pays, d’un grand parti politique ?
Pour ma part je suis lasse des auditions de commissaires désignés.
Les routiniers savent très bien s’y prendre, avec un peu ou beaucoup d’aisance et de répartie ils se tirent bien d’affaire. Mais tous ont esquivé des réponses durant leur audition, sont restés vagues sur l’un ou l’autre sujet. Je n’y trouve rien à redire vu qu’ils commencent seulement à se familiariser avec tous les dossiers qui les attendent, alors que certains députés sont des spécialistes qui travaillent depuis longtemps sur des sujets précis.
Toujours est-il que la Slovénie a déjà désigné une autre commissaire, qui devra passer son audition.
Cette semaine qui s’ouvre sera donc de nouveau agitée.
Comment est-elle la nouvelle commissaire désignée ? Quel sera son portefeuille, puisqu’elle ne sera sans doute pas vice-présidente ? Quels autres changements y aura-t-il dans la répartition des portefeuilles ? Pourra-t-on organiser son audition à temps pour que le vote du Parlement européen puisse avoir lieu fin octobre ?
Il serait temps que la nouvelle Commission commence son travail.

[Photo © European Union 2014 – Source EP]

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