Pour en finir avec les Acides Gras Trans dans nos assiettes

Avec l’adoption d’un projet de résolution  le mercredi 26 octobre sur les acides gras trans, l’UE devrait limiter l’utilisation des graisses hydrogénées dans notre alimentation.

On retrouve principalement les acides gras trans (AGT)  dans les huiles végétales hydrogénées de production industrielle. Elles entrent dans la composition de nombreuses denrées alimentaires bon marché comme des chips, les popcorns ou encore des biscuits.

Plusieurs organisations sanitaires comme  l ‘Autorité Européenne de sécurité des aliments  et l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments ont mis en garde contre une surconsommation de ces acides gras trans qui favoriserait le développement de maladies cardio-vasculaires, dégénératives et des cancers. C’est pourquoi l’OMS recommande que les AGT ne représentent pas plus de 1% de nos apports énergétiques journaliers.

Pourtant, le dosage de nombreux produits excède largement les critères préconisés par l’OMS. En plus de cela, ce risque sanitaire laisse apparaître une fracture sociale. Avec le manque d’information ce sont les classes les plus populaires qui sont les plus exposées car les acides gras trans sont surreprésentés dans les produits alimentaires les moins chers.

Les tentatives d’étiquetage et d’autorégulation se sont avérées vaines. De récents sondages montrent que les consommateurs ne sont pas plus renseignés qu’auparavant. Pendant ce temps, les acides gras trans continuent de s’entasser dans nos caddies et les cartables de nos enfants. L’Europe doit suivre l’exemple du Danemark dont la mise en place en 2003, d’un taux maximal légal d’AGT d’origine industrielle, limitant à 2% la présence d’acides gras trans dans les huiles et les matières grasses, a été couronnée de succès.

Les effets de ces substances sur la santé publique sont dangereux et les politiques d’étiquetage des acides gras trans sont couteuses et peu efficaces. En comparaison, l’impact financier dans les pays qui ont interdit des acides gras trans a été minime. Pour toutes ces raisons nous avons demandé à la Commission d’instaurer le plus tôt possible, une limite européenne légale relative à la teneur en AGT.

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